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Bruxelles 2005 ~*~ Trash People



 ~ Trash People Bruxelles 2005 - Grand Place ~
    ~ 1 ~ Trash People Bruxelles 2005 - Grand Place ~

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Qui sont ces 'Trash People' ?


Les Trash People, agglomérats de déchets de consommation en plastique ou en métal, voyagent depuis huit ans à travers le monde.
C'est dans l'amphithéâtre de Xanten en Allemagne que les mannequins ont entamé leur périple.
Ils ont ensuite occupé des lieux aussi symboliques que la Grande Arche à Paris (1999), la place Rouge à Moscou (1999), la Grande Muraille de Chine (2001), le sommet du Matterhorn (2003) ou encore la plaine des pyramides de Gizeh (2002).
Après Bruxelles, ils s'en iront à Dubai et à New York. Par ses installations depuis plus d'un quart de siècle dans les plus beaux sites du monde,
HA Schult met l'être humain face à ses contradictions.
Capable du meilleur, symbolisé par le site exceptionnel de la Grand-Place, comme du pire,
à savoir la destruction progressive de notre environnement planétaire, victime du progrès technologique et d'une économie de profit toujours plus avide.
Ce paradoxe s'exprime ici dans un langage simple, clair et percutant, qui démontre que l'art contemporain peut parler au grand public.

Artiste atypique, poète et rebelle, visionnaire aussi, Ha Schult a grandement contribué à l’actuelle prise de conscience des problématiques d’environnement.


1000 mannequins construits par HA Shult et sa vingtaine d'assistants en quelques semaines, 1000 mannequins destinés à se promener de par le monde ...
1000 mannequins encore seront construits, signés par l'artiste et vendus afin de financer les voyages des premiers. (1000€)
Leur déménagement est impressionnant ... une dizaine d'énormes truck, à double container !






L'avis d'Athinah

Impressionnant, cette armée 'trash' sur la Grand Place.
Les touristes non avertis de cette manifestation étaient bouche bée.
Il est certain que ces mannequins de dechets sont plus perturbants, plus derangeants que le Tapis de Fleurs ou le concours d'épouvantail.
Nous sommes des gros pollueurs, c'est un fait !

Les photos des internautes :



Trash People - F Poncelet
Cette photo est l'oeuvre de F Poncelet.
Superbes photos !! A voir absolument
Suivez ce lien (click sur la photo) et visitez son site ...


A lire aussi

1000 hommes-ordures dans un écrin
Sophie Lebrun    La Libre.be


«Trash people», la célèbre oeuvre de HA Schult, a investi la Grand-Place pour 5 jours.
Pour l'artiste allemand, ces statues en déchets inertes, qui sillonnent le monde, sont le reflet de notre époque.
Elles devraient terminer leur voyage en Antarctique.

Déboulant sur la Grand- Place de Bruxelles, les autochtones qui la traversent quotidiennement et les touristes impatients de découvrir ce joyau architectural classé Patrimoine mondial de l'Humanité s'arrêtent net, ce jeudi, l'air éberlué.
Mille «hommes-ordures» bien alignés, bras le long du corps, telle une armée occupant silencieusement la place. Ils ont été installés pendant la nuit.

L'artiste allemand HA Schult accomplit ainsi, avec l'aide de la galerie Artiscope et de la Ville de Bruxelles (l'échevin Henri Simons), un vieux rêve, en installant ses «Trash people» sur l'une de ses places préférées.
Ces sculptures de taille humaine, toutes différentes, sont réalisées en déchets inertes (canettes, boîtes de conserve, aérosols, ferraille, morceaux d'ordinateurs...), désinfectés, qu'on se rassure, et collés à l'aide d'une mousse de polyuréthane spéciale.
Elles ont déjà fait de nombreuses escales prestigieuses depuis leur création en 1996: la Grande Arche de la Défense à Paris, la place Rouge à Moscou, la Grande Muraille de Chine, les pyramides de Gizeh, un lac à 2800 mètres d'altitude dans les Alpes...

«Les Trash people sont des voyageurs, ils se déplacent, dans une quinzaine de containers, de pays en pays.
Tous les pays connaissent le même problème de la destruction de l'environnement», raconte l'artiste écolo, qui se réjouit aussi d'installer son oeuvre dans la capitale de l'Europe, où se prennent de nombreuses décisions pour l'avenir.
«Nous vivons au temps des déchets, nous produisons des déchets, nous deviendrons des déchets.
Les Trash people sont notre reflet.
Comme des rescapés de l'époque de la (sur) consommation, ils errent sur cette planète que nous remplissons de déchets», explique HA Schulter.
Par le biais de ces «hommes-ordures», l'artiste entend laisser un message aux futurs archéologues.
«La boîte de Coca-Cola d'aujourd'hui est le tesson romain de demain», suggère-t-il ironiquement.
On remarque d'ailleurs plusieurs «hommes-ordures» qui dénotent par leur couleur rouge clairement identifiable: ils sont composés exclusivement de canettes de la célèbre boisson pétillante.
Un clin d'oeil à ce «pur symbole de la société de consommation», selon les termes d'Elke Koska, épouse et collaboratrice de l'artiste allemand.

HA Schult est un des plus fameux représentants de l'«Action art»: l'art qui va à la rencontre des gens, de manière directe, dans des lieux publics, frappe leur esprit, suscite leurs réactions.
Cet artiste qui a grandi dans les décombres du Berlin d'après-guerre travaille souvent sur le thème des déchets et de la surconsommation.
En 1976, lors de la Biennale d'art contemporain de Venise, il avait, pendant la nuit, recouvert de 8000 journaux la place Saint-Marc.
L'année suivante, il faisait voler au- dessus des gratte-ciel de New York un petit avion téléguidé qui allait ensuite s'écraser sur Staten Island, l'île à déchets (un projet intitulé «Crash»).
Il a également exposé des carcasses de voitures et de machines à laver dans un amphithéâtre romain.

«Donner une image forte»

Ses événements artistiques sont courts: «Trash people» restera cinq jours sur la Grand-Place.
«C'est suffisant, réagit-il.
L'objectif est de donner une image forte, qui restera dans l'esprit et le coeur des gens.»
Cependant, si l'on peut les voir de près, pour la première fois, les hommes-ordures sont encerclés de barrières et le public ne peut circuler parmi eux.
Une mesure de sécurité décidée par la Ville, qui craint qu'une sculpture ne bascule et ne blesse quelqu'un.
La peur du vandalisme - cf. les vaches de «Art on cows» - ne serait pas non plus étrangère à cette mesure.

Après Bruxelles, ces témoins silencieux de notre époque passeront notamment par Dubaï, Londres, Santiago du Chili... pour finir si possible ce tour du monde en Antarctique,
et enfin se fixer définitivement en un lieu, prévoit leur créateur.

© La Libre Belgique 2005







Création septembre 2004 ~ Modification






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